Květen 2014

Européenne

23. května 2014 v 20:08 | tess |  Presse, TV, Radio...
Ve středu jsem spolu s pár dalšími přesvědčenými Evropany odpověděla na pár otázek pro Midi Libre.
Článek zde:


Nîmes : ces élèves naturellement européens

JEAN-PIERRE SOUCHE
23/05/2014, 18 h 00 | Mis à jour le 23/05/2014, 18 h 42
Pour Théreza Pechouskova, Lola El Baz, Félix Vève et Faustine Girardet : « Il faut créer un sentiment d’unité européenne. »
Pour Théreza Pechouskova, Lola El Baz, Félix Vève et Faustine Girardet : « Il faut créer un sentiment d'unité européenne. » (JEAN-PIERRE SOUCHE)
Au lycée Daudet, plusieurs classes ont le label de l'Union. Chaque année, des dizaines d'élèves profitent d'échanges dans les pays qui la composent. Rencontre avec quatre jeunes Europhiles.
Lola El Baz a 18 ans. Élève en terminale littéraire option histoire des arts, elle est inscrite dans la section "allemand européen". À ce titre, elle bénéficie de deux heures d'histoire-géographie supplémentaires, dispensées en allemand. Par ailleurs, dans le cadre de son option histoire des arts, elle a séjourné avec sa classe une semaine en République tchèque grâce au programme européen Coménius. "Cet échange permet de bouleverser les préjugés, on ne se cantonne pas à l'Espagne, l'Allemagne ou l'Italie", explique Lola.
Une semaine en Angleterre pour travailler sur les maisons écologiques
Profil quasiment identique pour Faustine Girardet, 18 ans, élève en terminale S spécialité biologie. Elle est inscrite en section européenne en anglais et profite de deux heures de biologie de plus, dispensées dans la langue de Shakespeare. Faustine est également partie une semaine en Angleterre grâce à Coménius. Semaine au cours de laquelle sa classe a travaillé sur les maisons écologiques tandis que les Anglais accueillis à Nîmes planchaient sur la gestion des inondations.
"Étudier à l'étranger, c'est une expérience enrichissante"
Théreza Pechouskova
À 19 ans, Théreza Pechouskova est en terminale économique et sociale. Originaire du sud de la République tchèque, elle est inscrite depuis trois ans en section tchèque. Elle suit les cours en français et va passer le baccalauréat comme si elle était française. "Étudier à l'étranger, c'est une expérience enrichissante et unique. À recommander à tous ceux qui veulent découvrir un pays. Ça ouvre les yeux, on ne regarde plus le monde de la même façon. L'ouverture d'esprit est décuplée", s'enthousiasme la lycéenne tchèque.
"L'histoire-géo en allemand permet d'appréhender l'histoire"
Félix Vève
Enthousiaste aussi, Félix Vève, 18 ans, en terminale scientifique section Abibac. Il va présenter deux baccalauréats : l'un en français, l'autre en allemand. Depuis trois ans, il suit six heures de cours d'histoire-géo et six heures de littérature en Allemand. Abibac lui a également permis de bénéficier de courts séjours d'une semaine outre-Rhin et surtout, en seconde, de partir trois mois à Kiel en Allemagne. Amoureux des langues - il était déjà en collège bilingue allemand-français -, il estime que la section Abibac "lui a permis de continuer l'allemand de manière renforcée et le double bac permet la mobilité". Passionné par l'Europe, Félix Vève confie : "L'histoire-géo en allemand permet d'appréhender l'histoire, et particulièrement celle de l'Union européenne, de manière différente." Ce que confirme Lola El Baz : "Apprendre une langue permet de faciliter le contact, mais l'histoire en allemand m'a fait prendre conscience ce que l'Union européenne représente."
"Je défends l'idée européenne"
Théreza Pechouskova
Théreza Pechouskova avoue carrément s'être sentie tchèque quand elle est arrivée en France : "Je n'avais pas de sentiment patriotique pour la République tchèque, je me définis comme Européenne", lance-t-elle. Engagée dans l'association des Jeunes européens à Montpellier et du Mouvement européen de Nîmes, elle ajoute : "Je ne suis pas toujours d'accord avec ce que fait l'Union, mais je défends l'idée européenne. Il faut quitter son pays pour voir ce que l'Europe apporte".
"Beaucoup de jeunes sont pro-européens sans le savoir avec les réseaux sociaux"
Lola El Baz, lycéenne
Concernant le sentiment plus général des jeunes à l'égard de l'Union européenne, Faustine glisse : "Les jeunes se contentent trop souvent de partager les idées de leurs parents et ne cherchent pas à comprendre par eux-mêmes." "Beaucoup de jeunes sont pro-européens sans le savoir avec les réseaux sociaux, on a des contacts avec l'Europe et le monde entier et la jeunesse est en recherche de mobilité. Or, l'Europe facilite les échanges", ajoute Lola. Pour sa part, Félix Vève analyse : "Pour les jeunes, l'Europe est une réalité. Ils en profitent. Si on leur retirait cette liberté, c'est là qu'ils prendraient conscience de son importance." Et le lycéen d'insister : "Il faut renforcer l'éducation à l'Europe, ça passe peut-être par une synchronisation des enseignements à l'échelle européenne."
ILS ONT DIT AUSSI

Définition
Pour les quatre lycéens, « l'Europe, c'est la paix durable et une promesse d'avenir. La souveraineté française, c'est un fantasme ». Théreza Pechouskova estime : « C'est la création d'individus multiculturels plus sensibles à ce qui vient de l'échange. » Faustine Girardet croit en « une Europe fédérale » et plaide pour « un gouvernement européen. L'Europe sera un jour au-dessus des États mais chacun gardera sa culture ».
Monnaie
« L'euro ne peut pas disparaître », assure Théréza Pechouskova. « Si des grands pays comme la France ou l'Allemagne revenaient à leur monnaie nationale, ce serait le retour de la compétition entre pays européens », considère Faustine Girardet tandis que Félix Vève lâche : « La monnaie fait partie de la citoyenneté, ça contribue à se sentir Européen, ça cimente l'Europe.
Si l'euro est menacé, l'Europe est menacée. » Et Lola El Baz de conclure : « Les cultures européennes sont différentes, c'est ce qui fait la richesse de l'Europe mais il n'est pas envisageable de fédéraliser l'Europe sans le versant économique. »
Frontières
« Je ne sais pas où doivent s'arrêter les frontières de l'Europe. Certains pays n'y sont pas pour des raisons économiques et certains y sont mais ne voudraient pas y être. Pour moi, l'Ukraine peut parfaitement être intégrée mais je ne pense pas que la Turquie soit vraiment européenne », note Théréza Pechouskova. Pour Faustine Girardet la question est « délicate. Arriver déjà à unifier les États actuels serait une réussite ». Lola El Baz est, elle, favorable « à l'élargissement pour garder cet esprit d'ouverture » mais à condition qu'il se fasse sur la base « d'un patriotisme européen » et du respect des droits de l'homme. « Les limites de l'Europe, ce sont les droits de l'homme et le sentiment européen », conclut Félix Vève.

Un nouveau début? - C´est pour la rentrée!

17. května 2014 v 22:45 | tess
Zbývá mi ještě měsic na Daudetu a pak jeden velice nepríjemný týden maturitních zkoušek. Pak par dni prazdnin, pokud se tak dá rikat době vyplňování spousty administrativních záležitostí a docela hektickému stěhovaní.

A kam že jedu?
DO DIJONU!
Co tam budu dělat?
Studovat na SciencesPo Paris (Institut Politických Studií Paříž) a sice na kampusu specializovaném na evropské záležitosti. Tedy za podmínky, že udělám ten obávaný bac.

Co je to SciencesPo



SciencesPo je jedna z nejlepších světových politických škol, jediná, která je opravdu specializovaná na záležitosti Evropské unie.
Od srpna (ano, jako prestižní škola začíná už v srpnu) budu po dobu dvou let na kampusu v Dijonu, který patří pod centrálu Paříže, společně se studenty z celého světa, kteří prošli stejně jako já poměrně vyčerpávajícím a velmi výběrovým konkurzem. Na třetí rok se jezdí povinně do zahraničí (můj sen je Itálie- Universita delli studi politici di Firenze) a další dva roky, už magisterské, se studují přímo v Paříži (zatím se mi asi nejvíc líbí master na Evropskou diplomacii, ale to je ještě za hoooodně dlouho).
Prozatím budu studovat mezinárodní právo, historii, jazyky, politické vědy, diplomacii, ekonomii, matematiku, rhétoriku, sociologii a další spousty zajímavých předmětů (například si musím zvolit jeden umělecký předmět a nějakou stáž).
Každopádně jsem opravdu šťastná, protože to byla škola, kterou jsem chtěla ze všeho nejvíce a to už docela dlouho. A už se docela těším na svůj vysokoškolácký život, i když se bojím, že ze mě SciPo stáhne kůži naivního člověka. Jsem hodně zvědavá. I na nové město, i když Dijon už trochu znám. Nejspíš mi brzy začně chybět nimské slunce, ale jsem si jistá, že Dijon má také svá světlá zákoutí.

Emisson de radio

8. května 2014 v 21:42 | tess |  Presse, TV, Radio...
Pred nedavnem jsem poskytla svedectvi studentky ceske sekce pro jednu <<émisson>> pro Radio Praha.
Tady je odkaz Mrkající





Brzy budu v M----E

6. května 2014 v 21:29 | tess |  Život v Nimes
<<L'humeur, c'est comme l'essuie-glace, ça n'arrête pas la pluie mais ça permet d'avancer.>>
Jean-Luis FOURNIER



Brzy budu v M---E.
Konci mi posledni prazdniny pred maturitou a ma budoucnost je zatim stale vice nez nejista. Problem neni v tom, ze bych nevedela, co chci, ale prave naopak. A bohuzel veci nejsou vzdy tak jednoduche, jak bychom si prali. Takze je nacase znovu obratit presypaci hodiny a...cekat. Jednou z mych spatnych stranek je, ze jsem velice netrpeliva, cekani nesnasim. A jednou z hlavnich charakteristik Francouzu je to, jak se obecne rika, ze jsou velice pomali. Pardon, spise maji na vsechno dost casu, tedy pokud to nejsou zrovna oni, kdo neco vyzaduji. A jejich administrace je slozita. Je to bludiste bez vychodu, ke ketremu neexistuje mapa. Obcas mam pocit v nem bezet maraton a slyset odnekud zhora sarkasticky smich. A vubec se mi to nelibi.

Brzy budu v M---E.
Ano, tri tydny pred maturitou a ja mam pocit nemit v hlave nez par slamenych praminku. A taky byt tak trochu pozadu.

Brzy budu v M---E.
Za mesic mam opustit Nîmes. Prestoze se pro me toto mesto posledni dobou stava male a mam chut roztahnout kridla a vyletet z domaciho hnizda, bude mi chybet. Stala se z nej takova rutina. Asi zacinam but nostalgicka...

Tak vas prosim o trochu vic casu, nechte me skryt se za noviny s salkem horke cokolady!

Tady je jedna pisnicka pro snilky jako ja Mrkající